1) le materiau (bois, carbone, fibre, alu, ou mix)
2) la discipline (race, balade ou vagues)
3) la taille du manche (+ 10, +20 + 30 cm de sa taille...)
4) la taille de la pale (8' pouces "S", 8,5' "M", 8,75' ou en cm2 653 cm2 etc)
Les précurseurs et références dans ce domaine ont comme toujours un regard avisé sur la technique et l'évolution de ce sport pour répondre à vos interrogations.
Quelle taille de pale de pagaie choisir?
Dave Shun boss de Kialoa:
"Je voudrais que les rameurs vérifient eux-même quelques notions importantes :
Après un long temps de rame, vous vous rendez compte que votre fréquence diminue. Vous aurez alors besoin soit d’une pale plus petite, soit d’un meilleur entrainement.
Si vous avez l’impression que votre pagaie traverse l’eau en faisant des bruits de turbulence, c’est que soit votre pale est trop petite, soit votre technique est insuffisante…
Ces deux situations montrent que la vitesse à laquelle avance votre planche est en effet en relation avec la surface de la pale, mais de façon INVERSE !
Inverse ?
Je m’explique :
Si votre planche a une vitesse de carène élevée, vous pouvez utiliser une grosse pale, grâce aux effets de l’inertie.
Dans le cas contraire, une pale plus petite est plus efficace.
Pour résumer, la taille de la pale ne vous fera pas aller PLUS VITE ! Une bonne technique de rame est beaucoup plus importante…"
Alors, comment choisir sa pagaie ?
Je pense qu’il serait plus malin de la choisir après une bonne heure de rame au moins. Si vous êtes explosé, c’est que la pale est trop grosse
Avez-vous des conseils techniques à nous donner ?
La phase de propulsion du coup de pagaie est duelle : douce et forte à la fois. La pale doit rester aussi immobile que possible pendant la phase de propulsion, ce qui veut dire que vos épaules doivent « verrouiller ». La puissance vient des hanches, des jambes, des muscles de gainage profonds (NdA : core muscles).
En Outrigger, quand j’ai trouvé ma position, mon grip est si fort que j’ai la sensation que je pourrais me tenir debout au sommet de ma pagaie sans pouvoir l’enfoncer dans l’eau
Kialoa est bien connu des SUPers pour ses pagaies « surf », mais peut-être avez-vous un modèle « race » en préparation ?
En effet, Chuck Patterson et moi avons juste commencé à travailler sur un prototype de pagaie « race », que nous testerons cet été. Sortie espérée fin 2010.
Le SUP est un sport vraiment nouveau, et les normes d’équipement restent à définir. D’ailleurs la distinction entre « surf » et « race » est un peu artificielle, car en réalité les pagaies fonctionnent dans les deux activités. Chuck a couru avec la Shaka Puu, il trouve la Nalu trop grosse, sauf pour le downwind."
http://u-ride.net/news-windsurf/interview-dave-chun-boss-de-kialoa.html
Selon Patrice Guénolé, Boss de GONG depuis 2008..
"Nous vous recommandons de choisir les tailles de vos pagaies suivant la charte de correspondance ci-dessous.
Voici quelques conseils complémentaires :
















Eléments de réflexion :
Voici quelques points de réflexion qui peuvent vous apporter des éléments. Texte issu des propos de Patrice Guénolé sur le forum GONG SUP."A mon sens, l’avenir ne va pas que dans un sens. Bien au contraire, l’avenir est très multiple au sujet des pagaies.
Il faut en premier lieu qu’elle s’adapte au programme :




Aujourd’hui on me demande deux pagaies :


C’est un pur constat.
Dans ma découverte du SUP, j’ai eu les mêmes envies. En effet, la rame se construit, c’est quelque chose qui s’apprend et autour duquel notre corps s’adapte. Ca ne se fait donc pas en un jour.
Au début, on a besoin de surface pour trouver de l’équilibre par l’appuis. Ensuite on veut de la cadence pour aller plus vite sans forcer plus. Et après on veut de la puissance pure pour une réactivité maximale. (Tout ceci pour une pratique surf).
Cela correspond souvent à une évolution de la technique de rame en lien direct avec celle de surf, une modification des objectifs, et une évolution des performances physiques.
A ce sujet, on constate qu’en phase 1, celle de la découverte, les jambes et le haut du dos bossent fort. En phase deux, progression, on vérrouille tous les rotateurs. Le corps se fige contre la torsion (plus d’obliques, de fixateurs jambes/hanches/dos). En phase 3, le corps apprend a se délier à bon escient. On contracte juste ce qu’il faut quand il faut et le reste du corps est détendu pour aller chercher de l’extension. Ces phénomènes sont primordiaux dans l’analyse de la rame et donc le choix de la pagaie.
Physiquement, la phase 1 est celle des courbatures, du mal de nuque, des épaules douloureuses.
La phase 2 est celle de la barre dans le dos, des trucs bizarres dans le ventre et du mal de genoux.
La phase 3 suit une tension extreme du dos et des muscles postérieurs : les fesses en béton, les ischios, les mollets, la chaine des paravertébraux ultra tendus, etc... Tout ce qui retient le corps dans sa chute en avant à l’immersion de la pagaie est ultra sollicité en fin de phase 2. Il est temps de retrouver de l’appui pour aller chercher une extension complete et un équilibre dans les tensions entre les deux trajets de voilure : immergé et aérien. En effet, si on sait que l’appui à l’immersion va être franc, on pourra jeter le corps en avant avec moins de retenue. Du coup on pourra aller chercher plus loin devant et tirer plus loin derrière.
Du point de vue de la technique de rame :



Rien n’est figé. Il faut suivre cette évolution globale du corps, de la technique et du quiver.
La phase 4 :
C’est celle qui nous rapproche de l’eau vive.
Sur un SUP de 5’, hors de question de ramer comme sur une 8’. Il y a un monde entre les deux, tout comme en surf classique.
Physiquement, l’effort est énorme. Les appuis sont à la fois fermes et dosés. Les vérrouillages rotatifs sont extremes. La phase de rame est d’une complexité folle et donc génératrice de fortes tensions qui doivent instantanément s’effacer dès le take off.
La technique de la phase 4 est d’une précision extreme et utilise TOUTES les techniques en même temps. On rame en ligne, en S, en C, à 45°, très immergé, très court ou très long selon... C’est très complexe mais ça marche.
Peu de gens sont arrivés à cette phase.
Pour conclure, je voudrais dire que mon rôle de précurseur est de baliser le chemin de ceux qui entrent dans ce sport puis de les accompagner au mieux, simplement en leur disant ce que nous avons rencontré dans notre découverte de ce sport magnifique. Chacun fait selon ses feelings et se construit son surf.
Il n’y a aucune règle, juste de l’adaptation à une évolution du sport et de chacun.
PS : les longueurs de pagaies :
Certains essayent en vain de démontrer des règles de calcul imparables. Je voudrais dire que c’est viable à condition de l’adapter aux 4 phases citées ci dessus.
En effet, on constate que dans la phase 1 les gens rament mieux long et lourd.
Dans la phase 2, ils rament un peu plus court et beaucoup plus light.
Dans la phase 3, ils rament très court et moins light.
Dans la phase 4, ils rament un peu plus long que dans les extremes de la phase 3, plus light et moins raide.
En conclusion de la conclusion, mon sentiment est que seul un quiver permet une progression rapide et optimale. C’est mon job de dire cela mais c’est avant tout mon constat de SUPeur." L’Ours
FAQ :
"J’ai pu voir sur tes supers photos que tu utilises une pagaie qui fait seulement 4 cm de plus que ta taille voire carèment ta taille si je ne me trompes pas avec la 7’7 nanogène ! Peux tu expliquer quels sont les avantages et inconvénients d’une si petite différence même avec un sup court ?"La réponse de l’Ours :
"Plus ta pagaie est courte, plus tes courbes sont serrées. Donc en fonction de ce que tu veux faire, tu adaptes la taille de ta pagaie.
Par exemple, si une planche peut tourner très court et que tu rides avec une pagaie "longue" tu vas être géné. Tu auras l’impression de rentrer dans la pagaie dans les bottoms, de devoir trop la lever pour les rollers etc... En plus, tu vas être obligé de mettre voilure très en arrière de toi pour compenser et tu auras du coup des appuis très en arrière d’où des cabrages intempestifs et un manque de vitesse et d’accélération ! pas glop et pas facile à comprendre seul sur un spot.
Autre exemple, si tu as une pagaie trop courte sur un planche longue, tu auras sans cesse l’impression de tomber dans le bottom, tu appuieras trop sur la voilure, tu vas rater tes rollers en ne prenant pas assez d’eau. En plus la planche ne suivra pas le rythme que demande la pagaie.
Autre élément important, la gestion de la trim line. Généralement, avec une grande planche on est assez bas dans la vague, donc plus loin d’elle, donc on a besoin d’une pagaie plus longue pour la caler dans la face. Avec une planche plus courte c’est l’inverse, on est plus haut dans la vague ou plus serré dans les courbes donc on a besoin d’une pagaie courte pour ne pas être débordé par la pagaie et surtout ne pas se mettre en descente dès qu’on se pose sur la voilure.
Les conditions du jour peuvent aussi vous imposer une pagaie de taille spécifique. Une vague dans laquelle il faut sans cesse relancer sera mieux ridée avec une pagaie courte car on va chercher à rester haut dans la vague. Une vague tubulaire demande une pagaie très courte pour pouvoir se caler dedans avec tout ce bazar en gardant une trajectoire libre et haute.
Dans des vagues longues et molles, une pagaie plus longue fera la différence en amplifiant vos courbes et en vous permettant des appuis forts et souples.
Il faut vraiment penser les pagaies comme les planches !
Une pagaie courte est un shortboard. Une pagaie longue est un longboard. Si vous avez compris ça, vous êtes au top. Vous saurez parfaitement laquelle choisir chaque jour.
Et si vous pensez tout faire avec une seule, notez bien que vous vous fermez beaucoup de possibilités.
Pour information, je ride de 202 à 175 cm et je fais 1.86. A l’époque j’ai même ridé des pagaies de 2.50 et plus, voir des doubles de 4m !!!. En moyenne je suis en 190 avec gros volume de voilure.
En effet, le shape de la pagaie change vos besoins en longueur. En Select, voilure sans volume, je suis 15cm plus long dans les même conditions qu’avec une GONG Floater. Notez bien cela et cherchez des conseils d’experts pour ne pas vous tromper.
Chartes de tailles :
Pour une planche de 12’, vagues molles, ride hyper tranquille et fluide voir old school :










Pour une planche de 10’ à 12’, vagues classiques, ride polyvalent :











Pour une planche de 9’+, vagues creuses, ride performance :











Pour une planche de 6’ à 9’, vagues rapides, ride agressif :











Pour la longue distance sur une planche de 14’ épaisse :











Pour la longue distance sur une planche de 12’ fine :










